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    Programme de vol indicatif :
    MARDI, JEUDI et SAMEDI
    Antananarivo – Anjajavy : 07h00 – 08h30
    Anjajavy – Antananarivo : 09h30 – 11h00
    Vols charters privés sur demande
















    LES HABITATS NATURELS

    UN HABITAT EN DANGER CRITIQUE D’EXTINCTION

    Madagascar est un paradis botanique, avec plus de 13.000 espèces indigènes dont 900 variétés d’orchidées, 200 de palmiers et 130 d’aloès. L’île est si grande et a une telle diversité d’habitats et de climats que chaque coin de Madagascar a sa propre communauté spéciale de plantes.

    Anjajavy se trouve au sein de la communauté des forêts décidues sèches du nord-ouest ; une écorégion reconnue par les grands organismes internationaux de protection de la nature comme priorité critique mondiale de conservation.

    Caractérisée par une endémicité exceptionnelle du fait de la spéciation due à l’adaptation aux longues saisons sèches, aux rochers de karst et aux embruns marins, la forêt d’Anjajavy constitue un trésor botanique.

    Pour les naturalistes amateurs de plantes, il y a beaucoup à voir : aloès, euphorbes, lianes bouteilles, vanilles géantes poussant sur les formations calcaires acérées des tsingys. Les arbres endémiques d’ébène et de palissandre sont aussi nombreux. La flore de la Réserve n’a- elle non plus – pas encore été entièrement inventoriée, et les découvertes d’espèces nouvelles sont régulières, particulièrement de novembre à avril autour de la saison des pluies.

    LES TSINGYS

    UN TRAIT D’UNION COMPLEXE ENTRE LES HABITATS

    La réserve d’Anjajavy et ses alentours présentent des phénomènes géologiques remarquables d’une beauté rare : les tsingys. Ce paysage karstique fortement déchiqueté est l’expression spectaculaire d’un stade d’évolution de la terre qui prend la forme de « forêt de pierres », tours calcaires et éperons hauts jusqu’à 30 mètres ceci au sein de la forêt ou au milieu de la mer.
    La nature s’adapte à ces labyrinthes depuis des millions d’années en des spectacles naturels uniques de cavernes, grottes, plateaux, gorges et enceintes de pierres acérées.

    De par leur inaccessibilité et leur résistance aux feux, les tsingys ont permis de protéger de nombreuses parties de la forêt primaire. L’isolement relatif favorise la spéciation. Une nature unique y est enchâssée.

    UNE CONTRÉE DE BAOBABS

    LA SAGESSE EST COMME UN BAOBAB : AUCUN INDIVIDU NE PEUT L’EMBRASSER SEUL
    Le majestueux baobab est un emblème de Madagascar. La grande île abrite sept espèces de baobabs dont six sont endémiques de l’île. À Anjajavy, vous rencontrerez trois espèces : le gris (Adansonia madagascariensis), l’africain (Adansonia digitata) et le baobab fony (Adansonia rubrostipa). Ce dernier, endémique de l’écorégion est de couleur rouge et or avec des motifs qu’on croirait peints à la main.

    Les bouquets de baobabs accrochés aux îles de tsingy dans les eaux turquoise de Moramba Bay forment l’un des paysages les plus spectaculaires et magiques de Madagascar.

    Ces géants au corps gonflé ont beaucoup de qualités exceptionnelles. Ils possèdent la plus grande longévité de toutes les plantes à fleurs sur terre – certains vivant jusqu’à 2000 ans.

    Ces arbres sont de véritables survivants, résistent à de terribles sécheresses ou des tempêtes féroces, et peuvent se développer sur la roche nue sur des îlots marins. Ils peuvent même vivre enroulés l’un à l’autre, amoureux.

    Chaque baobab a sa propre forme, son propre caractère, sa propre histoire. Il n’est donc pas surprenant que ces arbres incroyables soient vénérés localement et que certains soient sacrés. Les gens font des offrandes à la base du baobab, tells que des cornes de zébus, des pièces de monnaie, du rhum ou du miel pour demander la protection des ancêtres.


    LA BAIE DE MORAMBA

    UN CANDIDAT POTENTIEL à UNE PROTECTION UNESCO

    Le relief karstique très divers d’Anjajavy rencontre la mer du canal du Mozambique en des paysages splendides. Le long du littoral, de nombreux tsingys marins élèvent leurs falaises déchiquetées à près de 30 m hors de l’eau. C’est à 12 km des criques du lodge que la beauté de cette scénographie culmine : la baie de Moramba semble un jardin de sculptures élégamment perché sur des piédestaux de pierre.

    Merveilles de la nature, souvent sacrées, ces tours calcaires surmontées d’une végétation à la fois résistante à la longue saison sèche et aux embruns salés, sont utilisées en sépultures princières depuis des temps immémoriaux.

    Sur ces promontoires rocheux, des couples d’aigle-pêcheurs malgaches (Haliaeetus vociferoides) guettent les poissons, depuis la canopée de baobabs rouges millénaires.

    LES MANGROVES

    UN DEDALE VITAL DE MANGROVES
    La réserve d’Anjajavy protège et est protégée au nord et à l’ouest par deux larges mangroves distinctes et leurs canaux de marée sinueux. L’utilité de ces écosystèmes humides pour Anjajavy est le reflet des services importants qu’ils rendent la nature et à l’homme à l’échelle globale. Ainsi, ces espaces entre mer et forêt sont des zones naturelles cruciales pour l’avenir de la planète.

    Les mangroves d’Anjajavy, comportent un nombre importants d’espèces d’arbres et arbustes adaptés à l’eau salée. L’un d’eux, le Jajavy (Salvador angustifolia) a donné son nom au village.

    L’enchevêtrement formidable de racines en échasse en ou en contrefort, la boue profonde et le mouvement journaliers des marées est un fantastique refuge, une nurserie et un garde manger pour la faune marine et terrestre. Des centaines d’espèces de poissons, de crustacés, d’insectes et d’oiseaux comptent sur cet habitat pour se nourrir et s’abriter.

    A Anjajavy, la mangrove protège la réserve de forêt décidue sèche ainsi que la réserve marine. Ce biotope constitue à la fois un rideau contre les vents forts ou salés, un pare feu, un manteau humide utile à la forêt pendant la saison sèche et un filtre contre la turbidité des eaux du littoral. Les deux fleuves de mangroves de part et d’autre de la forêt d’Anjajavy forment d’excellentes frontières naturelles à la réserve et des voies de transport pratiques qui permettent de mieux la visiter.

    De manière générale, la mangrove fournit également des services vitaux pour les humains ; les racines pneumatophores stabilisent les sols mous et protègent la côte contre l’érosion et les catastrophes naturelles.

    A l’échelle mondiale, ces habitats permettent l’enfouissement du carbone dans leurs sédiments en dessous d’eux, où il peut rester pendant des siècles, voire des millénaires. Ainsi les mangroves sont l’un des plus efficaces puits de carbone naturels au monde avec des taux de séquestration jusqu’à 50 fois supérieurs aux forêts tropicales.


    UNE RÉSERVE MARINE CONSACRÉE

    La péninsule privée du lodge est bordée d’une suite de 7 criques sauvages sur une longueur de 3.500m face au canal du Mozambique. Le long de ce littoral, une bande de 400 m de mer est protégée de la pêche et de la chasse par un accord traditionnel depuis la construction du lodge en 2000.

    La riche et inoffensive vie marine de cette réserve bénéficie de la proximité des mangroves et des forêts. Les poissons tropicaux sont légion et d’une grande diversité.
    Chaque année quelques tortues vertes viennent pondre sur ces plages qui sont sans doute celles de leur naissance. Les éclosions des nids et la première course à la mer des bébés tortues offrent ces moments inoubliables que la nature donne à vivre aux chanceux.

    Un sentier pédestre privé longe les escarpements de la côte et permet des observations naturalistes de choix dans des panoramas somptueux.
    Le luxe est là : celui de l’espace naturel préservé.

    Au loin, au-delà de la limite – fort confortable pour l’intimité – de cette réserve marine passent sans bruit les pirogues, boutres ou goélettes qui rappellent d’une manière pittoresque le caractère traditionnel et tranquille de la contrée.