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    Programme de vol indicatif :
    MARDI, JEUDI et SAMEDI
    Antananarivo – Anjajavy : 07h00 – 08h30
    Anjajavy – Antananarivo : 09h30 – 11h00
    Vols charters privés sur demande
















    UN CENTRE DE CONSERVATION ET D’ÉTUDE DE LA BIODIVERSITÉ

    UN CENTRE DE CONSERVATION ET D’ÉTUDE DE LA BIODIVERSITÉ

    Les réserves d’Anjajavy possèdent une diversité naturelle exceptionnelle. Il s’agit de protéger cette nature, la mettre en valeur, l’exploiter durablement, la connaître et en communiquer les atouts et attraits aux riverains des réserves et aux clients. Le centre, basé à l’hôtel, souhaite devenir indépendant au fur et à mesure des revenus qui proviennent aujourd’hui des donations et de la fréquentation des circuits dans la grande réserve.

    Le centre emploie et forme des guides, des gardes forestiers et des pisteurs. Les objectifs des formations étant de permettre à ces agents d’être efficaces dans la prévention contre les incendies, la lutte contre le braconnage, la sensibilisation environnementale, le pistage d’animaux et la lutte contre la coupe illégale des forêts.

    Le centre accueille des étudiants nationaux et internationaux et des chercheurs ayant pour intérêt la biodiversité des réserves d’Anjajavy. Ces étudiants étudient généralement en écologie, biologie, zoologie, botanique ou géomatique. Les positions sont prisées. C’est la troisième année consécutive que l’hôtel reçoit des étudiants de l’université de Cambridge pour l’étude des Sifakas de Coquerel.

    Par leur venue, les clients de l’hôtel contribuent largement aussi à la sauvegarde des réserves. Ils participent aussi directement aux inventaires biologiques permanents de la réserve en enregistrant leurs observations d’animaux ou de plantes (photos, localisation, phénologie/éthologie…) sur les sites Internet d’observations naturalistes spécialisés (inaturalist.org). Cette implication des visiteurs dans les inventaires biologiques à des effets d’entrainement favorisant un renforcement de leurs conduites écotouristiques à venir.

    Le «birdwatching » avec ses collections d’espèces d’oiseaux observées dans la nature est un bon exemple de ce type d’activités récréatives à portée scientifique. Balade au grand air, activités physiques, observations de plantes et d’animaux intéressants, émulation intellectuelle, participation à la recherche scientifique. Le jeu de l’observation naturaliste a bien des attraits.

    DES EFFORTS DE REBOISEMENT SOUTENUS

    UNE ACTION PERMANENTE DE PROTECTION ET DE VALORISATION, RESPECTUEUSE DE LA BIODIVERSITÉ

    Depuis 2009, le Lodge a reboisé 300.000 arbres d’espèces autochtones ou pantropicales non invasives sur les zones dégradées autour et dans la grande réserve d’Anjajavy. Les taux de survie (35% en 2014) s’améliorent d’année en année.
    Certains arbres sont protégés par des palissades adaptées contre les zébus et les chèvres et arrosés régulièrement pendant la saison sèche de 8 mois.

    Une pépinière est entretenue avec soin à l’hôtel. Les variétés sont choisies en fonction des terrains et des objectifs de reboisement. Ainsi les arbres parasols Terminalias ont été utilisés pour les plaines et savanes destinées au paturages, les moringas près des villages l’ont été les propriétés nutritionnelles exceptionnelles de leurs feuilles appréciées par les villageois et la possibilité d’utiliser les graines comme floculent naturel pour clarifier l’eau potable.

    Des reboisements d’arbres fruitiers comme les manguiers, les citronniers et les anacardiers permettront d’apporter des revenus agricoles tout en étoffant la frange tampon autour de la réserve et d’éviter les feux volontaires. Les ébènes et palissandres sont aussi replantés pour une exploitation éventuelle dans l’artisanat dans 50 ans.

    Les baobabs, assez résistants au feu et à la sècheresse, sont plantés autour des pare-feux. Différentes variétés de mangroves sont plantées sur les terrains salés et proches de la mer, elles agiront comme barrière naturelle à l’érosion, aux vents salés et à la montée des eaux et apporteront leur évapotranspiration aux écosystèmes forestiers de la région.

    LE SAVOIR DES GUERISSEURS TRADITIONNELS A PROTEGER

    ENREGISTREMENT DES CONNAISSANCES BOTANIQUES DES GUERISSEURS
    Devins (Mpisikidy, Mpanandro), sorciers (Ombiasy) ou simples guérisseurs (Dadarabe) sont fréquemment consultés par les populations en cas de problèmes médicaux irrésolus. Les effets de leurs préparations sont parfois surprenants d’efficacité. Il a fallu sans doute de nombreuses générations pour que ces guérisseurs traditionnels sakalavas puissent développer ce savoir empirique de la pharmacopée locale. Ces connaissances transmises oralement constituent un patrimoine exceptionnel de grande valeur.
    Pourtant, du fait de la modernité, de l’exercice normalisé de la médecine et de la déforestation, les connaissances tendent à disparaitre à petit feu.

    Le Centre de Conservation d’Anjajavy enregistre formellement et de manière continue les informations que les guérisseurs traditionnels d’Anjajavy veulent bien partager. A la photo des feuilles, fruits ou fleurs d’une plante est associé le nom vernaculaire, le lieu de collecte ainsi qu’un texte décrivant les propriétés connues ou supposées de l’essence.

    De cette manière le centre de Conservation souhaite protéger et valoriser ces connaissances traditionnelles ancestrales.


    L’AYE-AYE

    UN PARIA, BIENVENU A ANJAJAVY
    L’Aye-aye (Daubentonia madagascariensis) est un animal pas comme les autres, seul représentant de sa famille taxonomique, les Daubentoniidés. Empruntant de nombreux traits aux rongeurs, ce lémurien (90 cm de long, queue de 45 cm comprise, poids de 2,5kg) possède par exemple des incisives proéminentes à croissance continue. Ses deux grandes oreilles utilisent l’écholocation pour localiser les larves d’insectes dans le bois des arbres et il utilise ses médius très longs et très fins pour les extraire.

    D’aspect étrange avec sa face blanche, ses yeux jaunes et ses doigts squelettiques, l’animal nocturne est chassé dans toute la grande île, victime de croyances superstitieuses et de sa réputation de voleur de noix de coco. La région d’Antonibe – commune rurale qui englobe Anjajavy – ne fait pas exception. L’animal a ainsi disparu de la grande forêt d’Anjajavy où les personnes âgées se rappellent pourtant l’avoir vu régulièrement lorsqu’elles étaient enfants.
    Même si elle possède l’aire de répartition la plus vaste de tous les lémuriens, l’espèce est en danger d’extinction.

    Très difficile à observer dans son habitat naturel, la mobilité du Aye-aye et son comportement en zone sèche sont encore mal connus et font l’objet de recherches. Le lodge, confiant dans l’évolution des mentalités des riverains, mène un projet de réintroduction de ce primate dans la réserve dans le cadre d’un programme scientifique de recherche avec l’Université d’Antananarivo et un centre de recherche de l’Université d’Omaha aux États-Unis.